NOEL EN BRETAGNE – histoire et traditions

Aujourd’hui, La fête de Noël représente pour la majorité des français une fête familiale et une fête pour les enfants. Pour les enfants, c’est le grand jour des cadeaux. De la pastorale au St Nicolas, les familles aiment vivre leur propre culture régionale à Noël. La Bretagne, région de légende et de traditions garde sa forte identité culturelle lors de cette grande fête religieuse.

Un peu d’histoire de Noël en Bretagne,

la fête de la nativité et la date du 25 décembre

Le mot Noël tient son origine du latin Natalis, natilicum (de naissance). Créée au IVeme siècle par le Pape Jules 1er en commémoration de la date de la naissance de Jésus de Nazareth, la fête de Noël et le 25 décembre ne feront qu’un. L’église catholique a certainement voulue remplacer ce 25 décembre où on commémorait la fête du dieu MITHRA, le roi solaire , une ancienne fête païenne par la fête de la nativité. Dans le calendrier celtique, les celtes (à savoir que la Bretagne et les bretons sont considérés comme l’une des six nations celtiques) avait une fête du solscite d’hiver, symbole de la renaissance du soleil le 23 décembre (situé entre la fin du mois du sureau du 22 décembre et la fin du mois du bouleau 24 décembre).

En breton, Noël se dit Nedeleg et la fête de Noël se dit Gouel an Nedeleg.

Noel en bretagneLes Messes de Noël, entre tradition et légendes

En Bretagne, la plus grande fête de l’année était la fête de Noël, et les paysans par rapport aux citadins n’hésitaient pas une seconde à traverser les sentiers boueux et enneigés pour aller « aux » messes de Noël sans oublier de chantonner les cantiques de Noël. Les enfants, les petits « Noëlloux » scandaient de porte en porte le même refrain :

« Chantons Noël pour une pomme, pour une poire, pour un petit coup de cidre à boire » et leur chant était récompensé par quelques sous ou par des friandises.

On parle de plusieurs messes car dès le VI ème siècle il fut permis aux prêtres de célébrer 3 messes pour la fête de Noël : la messe de nuit qui correspond a notre messe de minuit aujourd’hui, la basse messe (celle de l’aurore), la « grand » messe (celle du jour). La Messe de minuit est appelée en breton « Offern ar pelgent » (« la messe d’avant l’aube »). En arrivant à l’église illuminée par les cierges, la famille dépose son offrande au pied de la crèche : un gâteau, du beurre, des oeufs, un panier d’osier, parfois un peu d’argent…

Les membres de la famille qui gardaient la maison se chargeaient de dispose de couronnes de paille autour des pommiers pour garantir un bonne future récolte. On ne touchait jamais au gui réputé magique et sacré… Rappelons à ce sujet que le 23 décembre, jour du solstice d’hiver était aussi chez les Celtes  le » jour de la pierre brute », le jour où on cueillait rituellement le gui avec une faucille d’or…

L’histoire de la buche de Noël

Avant de partir, la famille partageait une collation de crêpes et allumait la bûche, une buche enrubannée et aspergée d’eau bénite. Loin de la buche gastronomique vénérée aujourd’hui à chaque repas de la fête de Noël, la buche de noël en Bretagne « Kef nedeleg, » était une énorme buche de bois à combustion lente. Elle devait se consumer en plusieurs jours mais devait absolument chauffée la veillée de Noël après la messe. Les braises de cette buche avaient des prétendues vertus médicinales et aussi offraient une protection contre la foudre, des serpents et purifiaient l’eau de la pluie. On offrait généreusement aux convives quelques braises qu’ils ramenaient dans leurs sabots pour les rallumer à leur retour chez eux.

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Tradition de la grande bûche de Noël. Dessin de Léon Lhermitte paru dans Le Monde illustré du 1er janvier 1884

Une nuit magique… croyances et légendes

La légende raconte même que Noël est une nuit magique et qu’au moment où sonnent les douze coups de minuit des phénomènes étranges se produisent : on entend le son des cloches des villes englouties et on peut voir des menhirs sortirent de terre pour, aller boire l’eau des sources. Passés les 12 coups de minuit, ils retournent sagement chez eux.

Les membres de la famille qui gardaient la maison se chargeaient de dispose de couronnes de paille autour des pommiers pour garantir un bonne future récolte. On ne touchait jamais au gui réputé magique et sacré… Rappelons à ce sujet que le 23 décembre, jour du solstice d’hiver était aussi chez les Celtes  le » jour de la pierre brute », le jour où on cueillait rituellement le gui avec une faucille d’or…

Le sapin de Noël… et les sabots

Le » vrai sapin de Noël » un épicéa se dit en breton « ar wezenn nedeleg ». A l’origine,  les Celtes dédiaient cet arbre au jour de renaissance du soleil (solstice d’hiver) et l’appelait « l’arbre de l’enfantement ».
En Bretagne, les sabots de Noël étaient garnis de pommes rouges, appelées « pommes du paradis » ou d’une orange, la « pomme d’orange ». Les enfants trouvaient leurs cadeaux sucrés et autres fruits dans leurs sabots le 25 décembre au matin.

Nativité et crèches de Noël…

La Nativité est représentée par la crèche et la grotte de Bethléem,  ville de pèlerinage depuis le 2ème siècle. A l’origine de cette représentation de la Nativité et de la crèche de Noël en breton se dit « ar c’hraou nedeleg », Saint François d’Assise aurait célébré une messe à minuit à Greccio en Italie devant une étable où hommes et animaux jouaient les acteurs du miracle de la nuit de Noël.

Sur la commune de Languidic , 10 sur sur 13 des belles chapelles du Morbihan font une crèche de Noël et les chapelles seront ouvertes au public…Qui pourra se réchauffer autour d’un vin chaud